.
orthopedic pain management
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z A...Z
Four / Faire un four

Four : Insuccès, chute complète, dans l’argot des coulisses et des petits journaux. M. Littré dit à ce propos : «  Rochefort, dans ses Souvenirs d’un Vaudevilliste, à l’article Théaulon, attribue l’origine de cette expression à ce que cet auteur comique avait voulu faire éclore des poulets dans des fours, à la manière des anciens Egyptiens, et que son père, s’étant chargé de surveiller l’opération, n’avait réussi qu’a avoir des œufs durs. Cette origine n’est pas exacte, puisque l’expression, dans le sens ancien, est antérieure à Théaulon. Il est possible qu’elle ait été remise à la mode depuis quelques années et avec un sens nouveau, qui peut avoir été déterminé par le four de Théaulon ; mais c’est ailleurs qu’il faut en chercher l’explication : les comédiens refusant de jouer et renvoyant les spectateurs (quand la recette ne couvrait pas les frais), c’est là le sens primitif, faisaient four, c’est-à-dire rendaient la salle aussi noire qu’un four » (Dictionnaire de la langue verte. Alfred Delvau. 1883)
‘Il y a le demi-fourre, le quart de fourre, comme il y a des pièces médiocres ou détestables. C’est au théâtre de Rouen, il y a une douzaine d’année, qu’on a créé pour la première fois le banc des fourres. Dans un angle du foyer des artistes, il y avait une petite banquette adossée à la muraille, où l’on forçait à s’asseoir chaque personne qui avait fait un mot, un à-peu-près, un calembour, ou raconté une histoire prétentieuse, sans faire sourciller l’auditoire. Elle restait clouée sur ce banc jusqu’à ce qu’un autre la remplaçât. Tout le monde était forcé d’être spirituel.(Les secrets des coulisses. Joachim Duflot. 1865.)

 

    

17 mars 2010