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Claque – Claqueurs

Vielle institution. Applaudissements, rires, pleures provoqués aux bons moments. Elle remonte loin. Néron, chantant dans l’amphithéâtre, avait des claqueurs, d’où le nom de romains donné aux ‘claqueurs’. La claque s'est organisée au XVIIe siècle, à la fin du XIXe siècle elle est de moins en moins utilisée et a disparu de nos jours ( à la comédie Française la claque a été supprimée en 1902 par Jules Claretie). 

Le responsable de la claque était appelé chef de meute, ou chef de claque, il traitait directement avec les directeurs, les auteurs et les acteurs, il recevait ‘des trois mains’. Ses troupes étaient divisées en trois classes. La première était composée des purs, des intimes : ceux-là entraient à l’oeil ; la deuxième comprenait ceux qui payaient un léger droit, et était, par conséquent mieux composée : on les appelait les lavables, (en argot laver veut dire vendre) parce que quelques-uns revendaient leurs contremarques avec bénéfice : aussi, on les surveillait ; la dernière était composée des solitaires qui payaient leur billet d’entrée aussi cher qu’au bureau, quelquefois plus cher. Ils évitaient ainsi de faire la queue; c’est tout l’avantage qu’ils en tiraient. Les claqueurs étaient toujours groupés dans le parterre, sous le lustre, ce qui leur avait valu le surnom de chevaliers du lustre.

‘La claque est fille de l’intérêt et de la vanité. Directeurs, auteurs, et acteurs s’entendent pour la soutenir ; le public la subit.’ (La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878)

‘Le mot ignoble de claqueur a été remplacé par entrepreneur de succès dramatiques. Sans brevet ni patente, ce négociant de nouvelle espèce exerce son industrie à la face de la salle entière, sous la garantie de la direction et avec la désapprobation du public.’ (Les secrets des coulisses. Joachim Duflot. 1865.).

Applaudisseur : Métier du théâtre : Celui qui est payé pour applaudir, on dit aussi claqueur. Plus utilisé à notre époque.

Applaudissements : Théâtre : Approbation vive, manifestée par des battements de mains en signe de félicitations. Témoignage de remerciements du spectateur envers l’acteur, pratique assez universelle.

À voir la manière dont elle se dépense, on la croirait de peu de valeur. Elle devrait être d’or fin et distribuait à qui de droit. Heureusement que les comédiens acceptent facilement la fausse monnaie.’ (La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878)

Krotos : dieu Grec pour les applaudissement.

Soutenir : ‘Terme de claque, synonyme de soigner, mais plus général en ce sens qu’il faut soutenir le médiocre et le mauvais, tant comme pièces que comme acteurs, les bonnes choses se soutenant toutes seules.’(La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878)

Chevalier du lustre : Applaudisseur gagné. Argot de théâtre. On dit aussi Romain. (Dictionnaire de la langue verte. Alfred Delvau. 1883)

 

 

17 mars 2010