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Droit des pauvres

Le droit des pauvres ou droit des indigents était en France un impôt prélevé sur les recettes des spectacles en faveur de l'Assistance Publique.

‘ Ce droit remonte aux origines de notre théâtre. Un arrêt du 10 décembre 1541 ordonne aux entrepreneurs du “jeu du Vieux Testament de donner mille livres aux pauvres, après avoir vu l’état de leurs frais et gain” Un autre arrêt de François 1er porte que “Les théâtres bailleront aux pauvres mille livres tournois, sauf à ordonner plus grande somme” Cet impôt prélevé sur le plaisir est, malgré la guerre à outrance que lui font MM. les directeurs, le plus juste et le plus humain qu’on puisse établir. Né, en principe, des deux arrêts ci-dessus indiqués, il fut régularisé par Louis XIV dans l’ordonnance du 25 février 1699, pour la levée, en faveur de l’Hôpital Général, du sixième en sus de ce qui se reçoit aux entrée des opéras et comédies. Ce droit fut abolit le 6 août 1789, et devait être remplacé par des représentations au profit des hospices, représentations qui n’eurent jamais lieu, ce qui motiva l’arrêté en date du 11 nivôse an IV. “ art. 1er. Tous les entrepreneurs ou sociétaires de tous les théâtres de Paris et des départements sont invité à donner tous les mois, à dater de cette époque, une représentation au profil des pauvres, dont le produit, déduction faite des frais journaliers et de la part de l’auteur, sera versé dans les caisses désignées....... Cet arrêté n’eut aucun effet fructueux; Les représentations données couvrirent rarement les frais, du moins les directeurs le dirent, et une loi du 7 frimaire an V rétablit le droit de un décime par franc, en sus du prix de chaque billet. Depuis cette époque, ces droits font partie du budget, et sont entièrement perçus par les hospices, tant à Paris qu’en province.’ (La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878)

 

 

17 mars 2010