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Argot théâtral

Comme toutes les professions, le théâtre a son langage spécial, son argot, qui jadis n’était compris que des initiés et qui aujourd’hui n’a presque plus de mystères pour le public, à l’exception pourtant de certains mots, de certains tours de phrase, dont le vulgaire ne connaît ni la valeur ni la signification. Si l’on sait généralement ce que c’est qu’une panne, une cascade, un cabotin, tout le monde ne serait pas à même d’expliquer ce que veut dire ‘Marier Justine’, ‘Brûler une ville’, Marcher sur sa longe’.

Toutefois, ceci fait partie du langage technique. Mais jadis, les comédiens employaient entre eux une sorte de véritable langue verte, dont seuls ils avaient la clef et qu’eux seuls pouvaient comprendre. Voici ce qu’in lit à ce propos dans les Mémoires de Mlle Dumesnil, l’élève et la rivale peu reconnaissante de Mlle Clairon : « De mon temps, les comédiens avaient un argot qui leur était particulier. Pour demander : Combien paie-t-on pour entrer à la comédie ? On disait : Combien refile-t-on de logagne pour allumer la boulevetade ? La troupe s’appelait la banque. Pour demander : Celui qui est à côté de vous est-il un comédien ? On faisait ainsi la question : Le gonze qui est à votre ordre est-il de la banque ? Si l’interrogé voulait répondre négativement, il disait : Non, il est lof comme un roboin, ce qui signifiait : il est profane comme le diable. Ce dialecte était très abondant, il comprenait à peu près tout ce qui peut se dire en français. Préville le jargonnais à merveille.» 

 
19 septembre 2010