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1905 - Japon : Tokio : Théâtre Chikichim

Le Petit Journal illustré du 5 Mars 1905 « On jouait, ce soir-là, un drame patriotique, comportant une apothéose avec pétards, feux de Bengale et autres dangereux accessoires.Par suite de quelque imprudence, ce feu d’artifice s’enflamma avant la fin et communiqua l’incendie aux décors et aux loges des musiciens qui se trouvent sur la scène.
Les théâtres japonais n’étant pas munis de rideau de fer, le feu gagna la salle en moins de deux minutes, déterminant une épouvantable panique parmi les spectateurs. Les issues des salles de spectacles au Japon étant toujours très larges, le public eût pu peut-être se sauver.
Mais les portes étaient fermées. Suivant l’usage japonais,les spectateurs ne paient leur place qu’en sortant; et les employés du théâtre, fidèles à leur consigne, refusaient d’ouvrir, prétendant se faire payer avant de laisser s’écouler la foule. Une lutte acharnée s’engagea entre ceux qui ne voulaient pas être brûlé et ceux qui réclamaient l’argent.
Le public finit par forcer les portes, mais dans la terrible bousculade qui s’était produite, une trentaine de personnes, des femmes et des enfants, pour la plupart, furent écrasées, étouffées, ou périrent asphyxiées.
Le régisseur, sa fille, sa domestique et deux acteurs sont morts dans l’incendie. L’ouvrier qui préparait le feu d’artifice a perdu les deux yeux. Quant au théâtre, il a été dévoré de fond en comble par les flammes.»

 

18 mars 2010