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1908 - États-Unis : Boyertown (Pensylvanie) : L’Opéra

174 victimes

Extrait  du Petit Parisien – Dimanche 2 février 1908 : "Une représentation, donnée par des amateurs au profit d’une œuvre de bienfaisance, avait lieu. La salle, qui peut contenir environ quatre cents personnes, était archi bondée, lorsque subitement, les pellicules d’un cinématographe qu’on faisait fonctionner au cours des entr’actes prirent feu.Avant qu’on eut pu prendre les mesures nécessaires pour arrêter l’incendie, toute la salle flambait. Le public affolé, se précipita vers les issues, et au milieu de scènes effroyables, de bousculades où des femmes et des enfants furent écrasés avec une sauvagerie sans nom, le sinistre fit son œuvre de mort. Des spectateurs purent sauter par les fenêtres, se blessant grièvement, mais un grand nombre de malheureux restèrent dans les flammes. Avec un peu de calme, on eût éviter de désastre ; et le public aurait, dit-on, eu le temps de s’échapper s’il avait eu la sagesse de se retirer sans hâte et sans précipitation. Quand donc les foules comprendront-elles que en présence de pareils accidents, le sang-froid est ma meilleure et le plus sûre des sauvegardes"

150 victimes

 

 

 

Extrait : Le Pèlerin – 26 janvier 1908 : ‘Plus de 150 personnes ont péri dans un incendie qui a détruit le théâtre de la petite ville provinciale de Boyertown (Pensylvanie), et l’on compte plus de 200 blessés. … C’est pendant la représentation du cinématographe qu’un réservoir d’oxygène fit explosion, et les pellicules s’enflammèrent. L’appareil était au balcon, invisible pour la plupart des spectateurs, mais le cri de : « Au feu ! » semble avoir été poussé immédiatement, et tout le monde se précipita vers la porte. Tout se serait à peu près bien passé sans les personnes qui se trouvaient sur la scène et qui, dans leur zèle à vouloir assurer la sécurité de tous, sont responsables de la tragédie ; en se précipitant vers la rampe pour rassurer le public, l’un des acteurs renversa une lampe à pétrole ; le liquide s’écoula, prit feu, fit exploser les autres lampes, et bientôt les flammes s’élevèrent jusqu’au plafond. Dans leur fuite éperdue vers la sortie, hommes et femmes luttaient comme des furieux pour protéger leurs enfants, mais la sortie était trop étroite, et bientôt des cadavres la bouchèrent. En un quart d’heure, tout le bâtiment n’était plus qu’une énorme masse embrasée autour de laquelle toute la population de la petite ville s’était massée. Le spectacle était terrifiant. La seule pompe à incendie que possède la ville ne pouvait pas lutter contre le fléau ; d’autres pompesvinrent de Pottstown, à 20 kilomètres de là, mais il était trop tard, le feu avait tout consumé. Des familles entières ont été anéanties.’ 

 

Les ruines du théâtre incendié de Boyerstown (Pensylvanie) 

où l’on retrouva 174 cadavres.

 
18 mars 2010