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L’enfant évaporé

Encore un truc de caisse,qui, sous le nom de the flying child, a convenablement rempli celle de quelques barnums aux États-Unis.

Sur la scène se trouvent deux caisses d’emballage que l’on fait examiner par des spectateurs de bonne volonté aux yeux desquels se présente, comme dans le classique “songe d’Athalie”, un jeune enfant couvert d’une robe éclatante; on lui bande les yeux avec un foulard et l’un spectateur lui met dans la main une pièce de monnaie marquée.

L’enfant est alors introduit dans une des caisses qui est ficelée au moyen d’une corde venant du cintre, puis accrochée à une poulie à moufle et soulevée à environ 2 mètres au-dessus du plancher.

Un des spectateurs de bonne foi et de bonne volonté passe sous la caisse dont la paroi, du côté du public, est ouverte: on y voit l’enfant.

On ouvre alors la seconde caisse placée à côté et chacun peut s’assurer qu’elle est vide. De même que la précédente, on la soulève à 2 mètres au-dessus du plancher.

A ce moment, le barnum, on pourrait dire, le prestidigitateur, ferme, avec une ficelle, le couvercle de la première caisse; il compte: un, deux, trois ! rouvre le couvercle, et l’enfant a disparu: la boite est vide,et on la redescend sur le plancher ainsi que l’autre boite. Mais alors on ouvre cette dernière: l’enfant est dedans, et, pour bien prouver son identité, il rend au spectateur la pièce marquée, qu’il lui avait donnée.

Voici comment cela s’explique.

Lorsque l’on bande les yeux, et une parte de la figure, à l’enfant, cela le rend méconnaissable: il se trouve masqué, de telle sorte qu’un autre enfant revêtu du même costume pourra être pris  pour lui.

En entrant dans la caisse n°1, l’enfant n°1 laisse couler par une coulisse la pièce marquée qui est attrapée dans le dessous par l’enfant n°2, lequel est introduit par une trappe dans la caisse n°é dès que l’on fait constater au public qu’elle est vide et au moment de l’enlever.

La caisse n°1 a bien l’air d’être une véritable caisse. Mais un de ses côté intérieurement est doublé d’une glace étamée qui en tournant sur charnières la subdivise en deux parties prismatiques. L’enfant n°1 se colle au fond de la boite en y entrant; la glace pivote, et lorsque l’on ouvre la boite n° 1 reposée sur le sol, la limpidité de la glace fait croire au public que cette boite est vide.

Lors donc que l’on ouvre la boite n°2 et que l’on y aperçoit l’enfant sosie n°2, on est persuadé que c’est bien l’autre qui s’y est introduit.

Ce truc demande un peu d’adresse de la part des enfants employés à le réaliser, et surtout un fonctionnement irréprochable de la trappe de scène qui ne doit ni faire aucun bruit, ni laisser aucun joint apparent dès qu’elle s’est refermée.

 

        

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22 janvier 2011