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Le vent

La machine la plus usité pour imiter le vent et ses sifflements de tempête se compose d’un cylindre porté sur deux tourillons et garni de génératrices géométriques extérieures, en saillie, posées parallèlement à son axe : il y en a une vingtaine. Une forte étoffe de soie est tendue en arche de pont au-dessus du cylindre et bien serrée contre lui au moyen de petits boulons. En faisant tourner rapidement le cylindre sur son axe au moyen d’une manivelle, au lieu de l’aimable ‘froufrou’ traditionnel de la soie, on réalise un grincement plaintif, lequel imite, à donner le frisson, le bruit du vent qui s’engouffre dans les vastes cheminées du vieux manoir en ruine, dans les couloirs sinistres du château délabré et peuplé de spectres, ou dans la plaine neigeuse sur le blanc linceul de laquelle agonisent les fugitifs.

Pour le ballet de La Tempête, à l’Opérande Paris, l’habile Trouvé avait imaginé des cannes que les machinistes tenaient à la main et dont la pomme contenait une petite sirène du genre Cagnard de la Tour. En soufflant dans ces cannes, on déchaînait véritablement les lamentations de la tempête.

 

    

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13 janvier 2011