13 Feb
13Feb

Accident de scène à Opéra

Les danseuses n’ont pas de chance cette année. Plusieurs ont été blessées, une a été brulée à Nancy. Ces jours derniers, à Dresde, mademoiselle Nadège, dont la beauté et le talent sont très appréciés dans cette ville, dansait un pas nouveau dans un ballet. La danseuse trop légère ne calcula point assez son élan. Elle ne put se retenir, son élan dépassa la rampe et elle tomba dans l’orchestre. On la releva, évanouie et contusionnée… Elle est toujours indisposée de cette chute. Mais les jours de la belle sylphide ne sont pas en danger pour cela. On nous assure, d’après l’avis du médecin, qu’elle reparaitra bientôt sur la scène. 

Le Nouvel Illustré – 22aout 1866


Acteur égorgé sur scène

« Un effroyable drame s’est déroulé, ces jours derniers au théâtre Actualidades de Carthagène. Un comédien estimé du public, Antonio Gonzalez, venait d’apprendre par le directeur du théâtre, M. Salvador Sorel, que celui-ci était décidé à se passer de ses services. Pendant que M. Sorel se trouvait en scène, car il est également comédien, Gonzalez se précipita sur lui, armé d’un rasoir, et lui trancha la gorge, au grand effroi du public qui, pris de panique, se rua vers toutes les portes. Gonzalez a été arrêté séance tenante. »

Extrait du Petit Journal Illustré – Dimanche 23 Octobre 1910 – Un acteur égorgé sur scène


Altercation

Un homme s'apprête à souffleter un autre homme ; autour d'eux, de nombreux personnages assistent à la scène qui se situe devant les portes des premières loges à l'Opéra. Plusieurs dames sont masquées, ce qui suggère que la scène se déroule pendant une soirée de bal.

Altercation dans les couloirs de l'Opéra. Jean Béraud , Peintre. En 1889. Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Arrêté en sergent de ville !

Une curieuse arrestation s’est produite il y a quelques jours aux Bouffes-du-Nord, où l’on joue en ce moment la Goualeuse. La police recherchait un certain bandit terrorisant son quartier avec l’aide d’une poignée de vauriens de son espèce. On la mit sur la trace, on lui apprit que l’homme figurait le soir au théâtre ; je crois même qu’il était chef de de la figuration : on peut imaginer la façon dont il recrutait son personnel. Toujours est-il qu’un beau soir les agents se présentèrent au théâtre et empoignèrent leur individu qui – piquante ironie – portait précisément l’uniforme d’un sergent de ville dont il jouait le rôle dans la pièce.

Arrété en sergent de Ville - 1898


Boeuf au théâtre

« Ce bœuf assurément aimait bien fort la musique, mais il aurait pu se manifester son dilettantisme de moins brutale façon. C’était le soir, à Villefrance-de-Lauraguais, non loin de Toulouse, au théâtre : un bœuf, un vrai bœuf est tout à coup, pendant la représentation, entré dans la salle. Comme on ne lui fit peut-être point l’accueil auquel il croyait avoir droit, comme l’on ne serrait point pour lui faire place, il se mit à bousculer les banquettes, puis enfin le spectacle ne lui plaisant pas il fonça sur la scène où finalement il s’affala…. Qu’on ne me dise pas qu’il s’est glissé parmi les spectateurs au moment de la cohue de l’ouverture des bureaux, qu’on ne me dise pas, je ne le croirais pas, et me voilà forcé de conclure qu’au théâtre de Villefranche-de-Lauraguais le contrôle est bien mal fait. »

Extrait du Petit Journal – Supplément Illustré – Dimanche 15 août 1897


Choriste hypnotisée sur la scène

Il est des acteurs qui obtiennent des effets de scène inattendus et bien supérieurs à ce qu’ils ambitionnent. Voyez plutôt ce qui vient de se passer dans le théâtre de Reims. On jouait une pantomime à grand spectacle, le Petit Chaperon Rouge. Un hypnotiseur simulé, sans aucune prétention d’ailleurs, exécutait, pour amuser le public, des passes magnétiques. Et toute la salle s’intéressait à la parodie fort adroitement exécutée de certaines expériences connues. Tout à coup, une jeune artiste qui était en scène, Mlle Marie Châtel, âgée de dix-neuf ans, tomba en catalepsie, raide comme une barre, elle tomba dans les bras d’une actrice placée à côté d’elle. Sans le vouloir, l’hypnotiseur pour rire l’avait endormie pour de bon. On juge de l’émoi du public. On raconte que malgré les soins très énergiques d’un médecin expérimenté, appelé aussitôt par le directeur du théâtre, on ne put arriver à réveiller la jeune artiste avant quatre heures du matin. Il est fort admissible que Mlle Châtel se soit endormie sous une influence d’autosuggestion, c’est à dire s’hypnotisant elle-même et non par la volonté du faux magnétiseur. Le cas, est, en tout cas, très rare, unique peut-être, et trop curieux pour ne pas être signalé.

Illustration : Le Petit Journal - 14 décembre 1902


Danseuse brulée

La dernière représentation de Robert-le-Diable au Grand Théâtre de Lyon, a été marquée par un grave accident. Une danseuse, Mlle Badol, achevait, dans sa loge, de procéder à sa toilette pour le ballet du second acte, lorsqu’en se retournant, elle renversa une bougie placée devant une glace. La bougie, tomba sur la jupe de gaze de la danseuse, y mit le feu, et instantanément la malheureuse artiste se trouva enveloppée de flammes. Une de ses camarades, Mlle Cernusco, qui l’avait aidée à s’habiller, voyant le danger et n’écoutant que son courage, tenta de secourir Mlle Badol ; elle voulut arracher avec ses mains la jupe enflammée. C’est cette scène émouvante que représente notre gravure de première page. Mais Mlle Cernusco devait être victime de son dévouement : le feu se communiqua à son léger vêtement et elle fut, à son tour, grièvement brûlée. Aux cris de terreur des deux malheureuses, des artistes du théâtre étaient accourus. Mlle Badol se roulait sur le parquet de sa loge, espérant ainsi éteindre les flammes. Enfin, on put, en couvrant les deux danseuses de leurs robes, étouffer le feu qui les entourait. Toutefois, Mlle Badol avait eu déjà le dos et les reins couverts de fortes brûlures, et, si bien que sa vie ne soit pas en danger, les médecins considèrent son état comme très grave. Quant à Mlle Cernusco, victime de son dévouement, elle a été atteinte au bras et à la poitrine. Ce n’est point, la première fois que des danseuses sont ainsi victimes de feu : leur costume si léger qu’il suffit de la moindre étincelle pour l’enflammer. On se rappelle que ce fut dans une circonstance à peu près semblable qu’une des plus célèbres danseuse française, Emma Livry, trouva la mort. On avait acclamé en elle, quand, à peine âgée de seize ans, elle débuta sur la scène de l’Opéra, une rivale de la célèbre Taglioni. Celle-ci accourut exprès de Venise à Paris pour la voir, pour l’applaudir, pour l’encourager, et quand elle partit, elle laissa son portrait à Emma Livry, avec ces mots : ‘Faites-moi oublier, ne m’oubliez pas !’ C’est le 15 novembre 1862 qu’Emma Livry fut victime du terrible accident qui lui couta la vie. Elle était venue danser à l’Opéra le ballet de la Muette de Portici, à la répétition générale de cette œuvre ? Soudain, le feu prit à ses vêtements de gaze ; affreusement atteinte, elle fut transportée chez elle, où elle expira un horrible martyre de huit mois.

L’incident de Lyon Une danseuse brulée Le Petit Parisien 22 novembre 1891


Douche imprévue

Un incident inattendu et certes non prévu par l’auteur dans la distribution des jeux de scène, est venu interrompre, la semaine passée, à l’Opéra, la représentation, très parisienne, des ‘Huguenots’. Alors que Raoul d’une voix puissante venait de chanter son grand air et que sur le plateau, huguenots et catholiques formait un groupe imposant de choristes et figurants, une trombe d’eau s’abattit sur leurs épaules… Ce fut alors la fuite précipitée, tandis que tombait le rideau sur l’acte inachevé. On eut alors l’explication de l’incident. Beaucoup de théâtres possèdent outre le grand secours en cas d’incendies, des réservoirs qui installés dans les cintres, permettent d’inonder la scène et ses dépendances en cas de sinistre … Une fuite s’était manifestée à l’un de ces réservoirs et l’eau trouvant libre passage, avait inondé acteurs et décors.         Dix minutes suffirent pour endiguer la cataracte, et de nouveau le ‘bel canto’ du ténor et de sa soprano, empoigna les spectateurs présents… Mais voilà qui prouvera qu’aucun incendie ne viendra détériorer la gigantesque scène de notre Académie Nationale de Musique.      

Une douche imprévue Le Petit journal – 23 février 1930 « Au beau milieu d’un opéra, les réservoirs d’eau déversent leurs cataractes sur les acteurs »       


Duel mortel sur la scène d’un théâtre

Au 3 ième acte de ‘Carmen’ don José et Escamillo se battent au couteau. C’est dans un théâtre espagnol, à Arganesilla de Alba (province de Ciudad Real), que cette scène tragique s’est déroulée. Depuis longtemps, deux artistes de la troupe, le ténor et le baryton se détestaient, une rivalité amoureuse était la cause de cette haine réciproque. Or, on sait combien sont ardentes des haines de théâtre, exaspérées, encore par les vanités inhérentes à la profession. Les deux hommes, estimant d’un commun accord que l’un deux était de trop sur la terre, avaient décidé de se battre à mort, mais pour ne pas interrompre le cours de la saison théâtrale, ils avaient convenu d’attendre le soir de la dernière représentation. Celle-ci avait lieu ces jours derniers, on jouait Carmen, une pièce dont le sujet semblait être le reflet de leur rivalité, et qui paraissait fait tout exprès pour en justifier le dramatique épilogue. Au moment où Escamillo, au 3ième acte, est sur le point d’entrer dans la plazza, et qu’il chante à Carmen la phrase célèbre ‘si tu m’aimes, Carmen, tu pourras tout à l’heure être fière de moi’, les spectateurs ébahis, virent tout à coup don José se précipiter sur lui, une navaja à la main. Escamillo tira de sa ceinture une arme pareille. Le combat fut bref, le ténor frappé au cœur roula mort aux pieds de son rival.

Illustration : Le Petit Journal - 6 avril 1913


Dynamite au théâtre

1893 - Espagne - Barcelone - Le Liceo - La dynamite au théâtre de Barcelone

Attentat anarchiste, en 1893, transforme en cauchemar la soirée inaugurant la saison lyrique du Liceo de Barcelone. Deux bombes lancées du paradis au deuxième acte de Guillaume Tell font 20 morts et 80 blessés.


Étrange accident 

Un accident, heureusement rare, et dont les conséquences n’ont pas été aussi graves qu’elles semblaient devoir l’être, s ‘est produit au théâtre de l’Ambigu, pendant un entracte de la représentation du Roi Soleil. Un spectateur de l’amphithéâtre est tombé accidentellement, du haut du poulailler, sur une spectatrice, placée aux fauteuils d’orchestre. Celle-ci, par une chance vraiment extraordinaire, n’a reçu que quelques contusions. Voici les circonstances de l’accident : Le jeune homme qui, pour causer avec quelques amis placés derrière lui, s’était retourné et s’était appuyé à la balustrade, a fait un faux mouvement et, perdant l’équilibre, a été lancé dans le vide. On juge l’émotion intense causée dans la salle, lorsque, après une chute d’une vingtaine de mètres, le malheureux est venu s’abattre dans les rangs de l’orchestre. Quand on le releva, on constata que le jeune homme, qui avait perdu connaissance, avait une fracture de la cuisse droite. Après avoir reçu les soins du médecin de service, le blessé a été transporté à l’hôpital Saint-Louis. »

Extrait du Petit Journal – Dimanche 2 avril 1911 – Étrange accident –A l’Ambigu, un spectateur de l’amphithéâtre est tombé sur les fauteuils d’orchestre



Lion - Scène tragique dans un théâtre 

Une scène d’horreur s’est déroulée, ces jours derniers, dans un théâtre de Céveland (Tennessee). Sur la scène, un lion apprivoisé faisait des exercices, lorsqu’il sauta tout à coup dans la salle. Arrachant un petit enfant des bras de sa mère terrifiée, il l’emporta dans sa gueule sur la scène. Les spectateurs, épouvantés, jetèrent à l’animal tout ce qu’ils avaient sous la main pour lui faire lâcher prise ; mais celui-ci aurait fini par dévorer sa proie, si le dompteur,’avait réussi à le faire rentrer dans sa cage. L’enfant a été très grièvement blessé.

Scène tragique dans un théâtre Supplément illustré du Petit Journal 29 mai 1910 Un lion apprivoisé saute sur le public et emporte un enfant


Quittes pour la peur

Dans un music-hall parisien, le machiniste Félix Piorato s’était hissé au somment du cintre qui surplombe la scène de l’établissement, pour accrocher une toile de fond, quand, par suite d’un faux mouvement, il chancela et tomba dans le vide d’une hauteur de huit mètres. Le machiniste alla s’abattre sur un pompier de service, M Jean Leclerc, de la caserne Carpeaux. Les deux hommes roulèrent sur le sol et, sous les yeux des personnes qui avaient assisté avec effroi à l’accident … se relevèrent sans aucune blessure.

‘Quittes pour la peur’ Le Petit Journal Illustré – 27 mai 1928


Terrible accident à l'Opéra

Un accident épouvantable a eu lieu à l’Opéra, le mercredi 20 mai. Le premier acte d’Hellé allait se terminer quand un bruit comparable à une explosion se fit entendre dans la salle qui, au même moment, se remplissait d’une poussière comparable à de la fumée. L’un des contrepoids qui soutiennent le lustre central s’était détaché de son support, avait crevé le plafond et était tombé sur la quatrième galerie. Une dame, Mme Chaumet, fut littéralement aplatie par l’énorme masse, qui blessa encore plusieurs autres personnes. L’incident avait été très prompt, et d’ailleurs, la grande majorité des spectateurs se sentait sains et saufs, chacun resta à sa place, et ce ne fut qu’avec une légère hésitation que la salle se vida sans bousculade et sans panique. C’est grâce à ce sang-froid des spectateurs que l’on n’a pas eu de plus graves malheurs à déplorer.

Le progrès illustré 31 mai 1896


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