13 Feb
13Feb

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Acoustique

L’acoustique est la science du son. 

En appliquant la théorie de la propagation des ondes aux vibrations sonores, on touche à un domaine déjà fort bien maîtrisé depuis l'Antiquité, celui de l'acoustique des salles. Pour amplifier un son, les Grecs se servaient des propriétés physiques des matériaux, de la connaissance qu'ils avaient acquise sur les phénomènes de résorption et de réfraction des sons, et construisaient des théâtres et amphithéâtres en leur donnant une forme particulière. Ainsi, les constructions où devaient se produire des orateurs ou des musiciens avaient une acoustique très étudiée. Le théâtre d'Épidaure est ainsi un témoin de l'avancement des connaissances des Grecs en acoustique dès le IVe siècle av. J.-C.

  • Monsieur Garnier, je viens essayer votre salle comme acoustique
  • Vous êtes chanteur ?
  • C’est moi qui crie la limonade et les glaces dans les entr’actes.

‘On dit de l’acoustique d’une salle de spectacle qu’elle est bonne ou qu’elle est mauvaise selon que cette salle est plus ou moins sonore, plus ou moins sourde. L’acoustique de l’ancienne salle de l’Opéra, rue Le Peletier, était excellente ; celle de l’Opéra actuel est malheureusement loin d’avoir les mêmes qualités, malgré tous les efforts tentés en vue de corriger ses défauts ; l’acoustique de l’Opéra-Comique est généralement satisfaisante.’ 

Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie.


Bill Hanley 

Bill Hanley (né en 1937) ; est un ingénieur du son américain, il est considéré comme le "père du son des festivals".

Il est surtout connu comme l'ingénieur du son derrière le festival Woodstock à Bethel, New York en août 1969.Il a également été influent dans un certain nombre d'autres festivals. Selon Michael Lang (1), "J'essayais de trouver quelqu'un qui pourrait faire un système de sonorisation pour Woodstock, et personne n'avait jamais fait quelque chose comme ça auparavant. Ensuite, il y avait ce type fou à Boston qui voudriez peut-être essayer."

Hanley dirigeait la table d'harmonie du set "électrique" controversé de Bob Dylan au Newport Folk Festival de 1965. Son entreprise a également installé un système de sonorisation au Fillmore East de Bill Graham.

Hanley a également fait partie du grand festival de rock Mar Y Sol à Porto Rico en 1972.

(1) Michael Lang Michael Scott Lang (11 décembre 1944 – 8 janvier 2022) était un promoteur de concerts, producteur et directeur artistique américain qui était surtout connu en tant que co-créateur duWoodstock Music & Art Festivalen 1969. Lang a été l'organisateur de l'événement, ainsi que l'organisateur de ses événements de suivi,Woodstock '94et le malheureuxWoodstock '99. 


Enregistrement son - 1911 - ‘Archives de la parole’

Pour perpétuer les traditions de la Comédie-Française ‘Hier, à la Sorbonne, Mlles Cécile Sorel er Renée du Minil, de la Comédie-Française, faisaient enregistrer, pour les ‘Archives de la parole’, dans un phonographe Émile Pathé, une scène du Misanthrope. On sait ce que sont les ‘Archives de la Parole’ et que leur but est de perpétuer les voix des plus notoires parmi nos contemporains. Ainsi il sera permis à nos arrière-petits-enfants de connaitre exactement ‘l’inflexion des voix chères qui se sont tues…’ 1 : Mlle Cécile Sorel – 2 : Mlle Renée Du Minil – 3 : M. Brunot, l’éminent philologue, directeur des ‘Archives de la parole’ – 4 : M. Gaston Manuel.

Extrait : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances. Mardi 19 décembre 1911. Source gallica.bnf.fr / BnF


Théâtrophone 

Historique. Les premières applications du téléphone aux auditions théâtrales eurent lieu en 1881, à Paris, lors de la première exposition d'électricité. Vingt transmetteurs microphoniques Ader, semblables à ceux qu'on emploie pour les communications ordinaires, étaient disposés au bord de la scène de l'Opéra, en avant de la rampe et de chaque côté du trou du souffleur. Chacun de ces appareils, était relié avec les récepteurs du même système, placés au palais de l'Industrie, dans deux salles spécialement aménagées pour ces auditions. Des tapis sur les parquets, des tentures épaisses, le long des cloisons verticales, étouffaient complètement les bruits extérieurs.40 personnes, 20 dans chaque salle, pouvaient donc écouter simultanément. L'audition durait environ cinq minutes. Ces auditions eurent un immense succès. But du théâtrophone. Les expériences du palais de l'Industrie et celles qui ont été faites depuis
dans diverses contrées ont parfaitement mis en évidence la possibilité d'entendre, sans quitter son fauteuil, une représentation théâtrale quelconque, non seulement dans la même ville, mais aussi à une grande distance. On possédait, dès 1881, des appareils assez perfectionnés pour cet usage, et la question ne présentait évidemment aucune difficulté théorique ; mais en revanche, il y avait de nombreuses complications pratiques : il fallait s'entendre avec les directeurs de théâtres pour la pose des récepteurs, relier ceux-ci par des lignes particulières à un bureau central installé exprès, et établir ensuite les communications avec les abonnés. Tout cela explique pourquoi il a fallu dix ans avant d'arriver à une solution.


Des expériences analogues ont été répétées à Berlin, à Bordeaux et à Oldham, près de Manchester, en 1881, à Charleroi en 1884. La même année, le chalet royal d'Ostende, puis le château de Laëken, furent reliés par un téléphone au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles. Des auditions théâtrales eurent également lieu aux expositions de Munich, de Vienne, à l'Exposition universelle de 1889, et plus récemment à celle de Francfort. Moyennant un abonnement fixé actuellement à 180 Fr. par an, les abonnés au réseau téléphonique de Paris et de la banlieue peuvent entendre à domicile les représentations des divers théâtres de Paris, au moyen de leurs appareils téléphoniques ordinaires

En 1888, des essais d'auditions théâtrales à longue distance furent faits entre Paris et Bruxelles. La cabine d'audition, renfermant des récepteurs perfectionnés qui communiquaient avec les transmetteurs disposés à Paris sur la scène de l'Opéra. Une première séance d'essai donna de très bons résultats, et l'on put entendre les Huguenots avec une netteté de son parfaite. Quelques jours après, on convia un grand nombre d'invités à entendre Guillaume Tell, mais la transmission fut beaucoup moins bonne. On attribua cet insuccès à la curiosité d'un employé, qui aurait détourné le courant à son profit.

En Amérique, les auditions par téléphone sont déjà, d'après The Electrical Engineer, entrées dans la pratique depuis plusieurs années, et cette nouvelle branche de la téléphonie est exploitée par une société spéciale, la Long distance Company.
On se sert de transmetteurs presque aussi nombreux que les instruments et placés devant chaque musicien ; ainsi, pour un quintette, on en emploie quatre.
A l'arrivée, on se sert de récepteurs spéciaux, qui sont des loud-speahing téléphones d'Edison, et qui sont disséminés en divers points de la salle, en nombre variable suivant son étendue. On a pu ainsi, avec quatre transmetteurs et six récepteurs en tension, munis de porte-voix bien proportionnés, transmettre 'ces quintettes à 250 milles, de New-York à Newton, dans le Massachusetts, et les faire entendre à plus de 1000 personnes à la fois. Dans d'autres cas,
la distance a pu être portée à 460 milles (730 kilomètres).


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