Danses rituelles

Depuis les sociétés les plus anciennes, la danse accompagne de nombreux rites et cérémonies collectives. Elle peut être liée aux croyances religieuses, aux rites de passage, aux funérailles, à la guerre, à la guérison, à la fertilité ou encore aux cycles de la nature. Selon les cultures, elle peut prendre une dimension sacrée, symbolique ou communautaire et s’accompagner de musique, de chants, de masques ou de costumes particuliers.

Certaines pratiques font également appel à la répétition des mouvements, au rythme ou à la transe, mais ces caractéristiques ne sont pas universelles. La grande diversité des danses rituelles témoigne ainsi de l’importance du mouvement dans les relations que les sociétés entretiennent avec le sacré, la communauté et les grands moments de l’existence.

Chaman sibérien en costume rituel, tenant un tambour et sa baguette. Illustration attribuée à Nicolaes Witsen, fin du XVIIe siècle.

Danses antiques

Dans les civilisations antiques, la danse tient une place importante dans les cérémonies, les fêtes et les spectacles. Le monde grec nous a notamment transmis la pyrrhique, danse guerrière, la sikinnis, associée au drame satyrique, l’emmélie, liée à la tragédie, ou encore le cordax, associé à la comédie. Textes et représentations figurées permettent aujourd’hui d’entrevoir la richesse de ces pratiques, sans toujours pouvoir en restituer précisément les mouvements.

Danse étrusque. Fresque de la Tombe du Triclinium, vers 470 av. J.-C., Tarquinia. La scène montre des danseurs participant à un banquet funéraire, dans une gestuelle caractéristique de l’art étrusque.

Danses médiévales

Au Moyen Âge, la danse accompagne les fêtes populaires, les réjouissances collectives et la vie des cours. Parmi les formes dont les sources ont conservé le nom figurent notamment la carole, la ductia, l’estampie, le saltarello, la tresque et, à la fin de la période, la basse danse.

Les témoignages restent cependant fragmentaires : textes, enluminures et manuscrits musicaux permettent d’en connaître l’existence et certains usages, sans toujours permettre de reconstituer avec certitude la manière exacte dont ces danses étaient exécutées. La basse danse, particulièrement associée aux milieux aristocratiques de la fin du Moyen Âge, en offre une belle illustration dans les représentations de cour.

Basse danse à la cour de Bourgogne. Enluminure de la fin du XVe siècle montrant un couple évoluant au son de musiciens, dans le cadre cérémoniel et aristocratique de la cour bourguignonne.