Jules-René Hervé (1887-1981), peintre de Paris et des danseuses de l’Opéra

Né à Langres le 14 avril 1887, Jules-René Hervé s’installe à Paris en 1908 et poursuit sa formation artistique, notamment à l’École des arts décoratifs. Dès 1910, il expose au Salon des artistes français, où il obtient une médaille d’argent en 1914, puis une médaille d’or en 1925. Il enseigne également la peinture de 1911 à 1943.

Fidèle à une peinture figurative lumineuse, dans l’héritage de l’impressionnisme, Hervé affectionne particulièrement Paris, ses rues, ses jardins et ses promeneurs. Sa touche souple et colorée donne souvent à ses scènes l’impression d’un instant saisi sur le vif.

Le monde du spectacle occupe aussi une place importante dans son œuvre. Il peint à de nombreuses reprises les danseuses, les foyers, les salons, les escaliers et les espaces de l’Opéra, privilégiant souvent les moments d’attente, de repos ou de circulation autour de la scène. Les tutus blancs, les velours rouges, les ors et les lustres deviennent ainsi les éléments récurrents d’un univers très personnel.

Les tableaux présentés ici appartiennent à cet ensemble consacré aux ballerines et à l’Opéra. Plusieurs sont précisément documentés par des catalogues de ventes ou des galeries spécialisées ; pour d’autres, le titre ou la datation restent plus incertains, les œuvres de Hervé ayant parfois circulé sous des appellations différentes. Il existe d’ailleurs de nombreuses autres peintures du même thème, parfois très proches dans leur composition.

Jules-René Hervé meurt à Langres le 13 novembre 1981, à l’âge de 94 ans. Il laisse une œuvre abondante où Paris, la vie quotidienne et, tout particulièrement, les danseuses et l’atmosphère de l’Opéra occupent une place singulière.

Ballerinas – Opera, Paris, 1940. Les tutus blancs se détachent sur le rouge profond des tapis et des tentures, dans le décor somptueux des escaliers de l’Opéra.

Ballerinas de l’Opera, date non précisée. Une troupe de ballerines descend le grand escalier de l’Opéra, au milieu des ors, des tentures et des spectateurs.

Entre Acte – Ballerinas at the Opera, première moitié du XXᵉ siècle. Dans le foyer de l’Opéra, les ballerines attendent sous les grands lustres, entre colonnes dorées, sièges rouges et spectateurs.

Ballet Dancers in a Pink Salon (Danseuses de ballet dans un salon rose), vers 1920. Trois ballerines se reposent et conversent dans l’atmosphère feutrée d’un élégant salon.

At the Ballet (Au ballet), vers 1950. Des ballerines sont réunies autour du piano tandis qu’une danseuse apparaît sur la scène à l’arrière-plan.

Two Ballerinas Reading (Deux ballerines lisant), sans date. Deux ballerines en tutu blanc, assises côte à côte sur un canapé, lisent dans la lumière calme d’un élégant salon.

Danseuse à l’atelier, vers 1940. Deux ballerines en tutu blanc, l’une assise et l’autre debout, se détachent dans un riche intérieur aux fauteuils dorés et aux profondes tentures rouges

Danseuse à sa toilette, vers 1940. Dans l’intimité d’un intérieur, la danseuse se prépare, saisie dans l’un de ces instants qui précèdent ou entourent la représentation.

Danseuses au coin du feu, vers 1940. Réunies autour de la cheminée, quatre ballerines en tutu profitent d’un moment de repos dans l’atmosphère chaleureuse d’un intérieur aux tentures rouges.

Ballet Dancers – Versailles, vers 1940. Un groupe de ballerines en tutu blanc traverse une somptueuse galerie aux ors éclatants, aux tapisseries rouges et aux bustes de marbre.

Ballerinas at the Opera Garnier in Paris, vers 1940. Des ballerines circulent autour d’un escalier baigné de lumière, dans les décors raffinés de l’Opéra Garnier.

Danseurs – La Salle, vers 1940. Dans une grande salle richement décorée, des ballerines en tutu blanc se retrouvent dans l’atmosphère élégante et lumineuse du théâtre.

Ballerinas at the Opera Garnier in Paris, vers 1940. Autour d’un escalier aux marches rouges, les ballerines se mêlent aux élégants visiteurs dans le décor lumineux de l’Opéra.

Ballerinas at the Opera, vers 1940. Des ballerines en tutu blanc se retrouvent dans les somptueux espaces de l’Opéra, dont les ors et les tentures composent un décor théâtral éclatant.