Théâtre National de l’opéra-Comique en 1886 / Portraits du personnel administratif et artistique du théâtre national de l’Opéra-Comique. Méaulle, Fortuné Louis, Graveur. Chalot, Isidore Alphonse, Auteur du modèle. Nadar (Gaspard-Félix Tournachon, dit), Auteur du modèle. Benque, Wilhelm, Auteur du modèle. Bosch, Otto van, Auteur du modèle. Petit, Pierre (Pierre Lanith Petit, dit), Auteur du modèle. Marius, Auteur du modèle. Le Journal illustré, Éditeur. 1886. Musée Carnavalet, Histoire de Paris

(Théâtre et Music-hall) Au début de chaque représentation les acteurs étaient prévenus par les aboyeurs qui passaient dans les loges et dans les couloirs, cet emploi était réservé aux jeunes régisseurs, il est maintenant remplacé par une sonnerie ou un réseau d’ordre (haut-parleurs placés dans les loges). Les aboyeurs annonçaient aussi les consignes et le déroulement du spectacle. Appelé aussi : bonisseur et bonimenteur pour le cirque (homme qui fait l’annonce de parade ou quelque autre boniment de foire). L’aboyeur est aussi sur un spectacle de marionnettes la personne qui au fur et à mesure du déroulement de l’action, commente le jeu des poupées à l’attention des spectateurs. Au Music-hall, Il s’agit aussi d’un crieur placé à la porte d’un théâtre ou d’un music-hall incitant les promeneurs et les passants à entrer voir le spectacle. Bonisseur : Celui qui fait l’annonce, le boniment. Argot des saltimbanques. (Dictionnaire de la langue verte. Alfred Delvau. 1883) Aboyeur Crieur public ou particulier qui se tient dans les marchés ou à la porte des théâtres forains. (Dictionnaire de la langue verte. Alfred Delvau. 1883)

Aboyeur : Crieur, public ou particulier, qui se tient dans les marchés ou à la porte des théâtres , forains.

Dictionnaire de la langue verte. Nouvelle édition. Alfred Delvau Supplément par Gustave Fustier. Paris 1883

Dans les théâtres importants, on trouve toujours au moins un accompagnateur au piano, chargé de donner les leçons et d’apprendre aux chanteurs les rôles des opéras nouveaux, ainsi que d’accompagner au piano les répétitions jusqu’au moment où l’orchestre vient prendre part aux études. A Paris, où les accompagnateurs sont toujours des artistes fort distingués, souvent des compositeurs émérites, ils prennent le titre de Chefs du chant.

Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie.

Théâtre national de l’opéra. Une répétition d’orchestre de la montagne noire, sous la direction de l’auteur, Mme Augusta Holmès : M. Mangin, chef du chant. M. Gaillard. Madame Holmès. M. Lapissida. M. Taffanel, chef d’orchestre. Dessin de M. Paul Destez ; Fleuret [signature]. 1895. Source gallica.bnf.fr / BnF

C’est un métier, c’est un art, c’est une vocation, c’est tout ce que l’on voudra. Pour être auteur, il faut avoir ou du génie, ou de l’esprit, ou du savoir-faire : voilà ce que j’affirme ; et si l’on me donne un démenti, je citerai les ouvrages de MM. Casimir Delavigne, Scribe et Sewrin.

Dictionnaire théâtral ou douze cent trente-trois vérités sur … Paris. Chez J-N Barba Librairie. 1825.

Celui qui circule dans les loges des artistes et les couloirs et qui annonce l’acte qui va commencer et prévient chaque acteur devant y jouer ! L’avertisseur !

De l’imagination et pas de jambes, du goût et pas de souplesse, de la grâce et point de force, voilà ce qu’il faut à un chorégraphe qui n’est pas danseur.

Dictionnaire théâtral, ou Douze cent trente-trois vérités sur les directeurs, régisseurs, acteurs, actrices et employés des divers théâtres ; confidences sur les procédés de l’illusion ; examen du vocabulaire dramatique. Paris. Chez J-N Barba Librairie. 1825.

Mlle Reggia et Litini. (Gaîté. Le talisman). Atelier Nadar]. 1893. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Il a sa loge au théâtre, il y siège en ceinture ; il doit être toujours prêt à haranguer le public, comme les gendarmes doivent être toujours disposés à soutenir ses arguments.

Gardel et Bonnaire. Châtelet. Coco- fêlé. Atelier Nadar. 1885. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Employé de la classe des portiers et des suisses. Dignitaire du dernier rang, mais dont la protection n’est pas à dédaigner. Il a droit à une retraite ; c’est un des cinquante avantages qu’il a sur un auteur.

Concierge.(1974) ‘Le rôle des concierge est multiple : assurer la surveillance des entrées et sorties des personnes étrangères à la Comédie Française, garder les clés des bureaux, des services, loges, ateliers, s’occuper de la surveillance et du réglage du chauffage, distribuer le courrier, veiller sur les ascenseurs, etc. Les vannes du grand secours aboutissent à des déversoirs capables de répandre l’eau en nappe à des endroits déterminés en cas d’incendie.’

Réf. : Site internet de la Comédie Française (métiers d’hier et d’aujourd’hui. La Comédie-Française est un conservatoire des métiers de la scène et de l’habillement.

Homme expérimenté dans le dessin, la peinture, la sculpture, l’architecture et la perspective qui invente ou qui exécute, et dispose des ouvrages d’architecture peinte et toutes sortes de décorations nécessaires au théâtre.

Dictionnaire dramatique contenant l’histoire des théâtres, les règles du genre dramatique, les observations des maîtres les plus célèbres et des réflexions nouvelles sur les spectacles (1776) de Joseph de La Porte et Sébastien-Roch-Nicolas de Chamfort (1 er volume)

Auguste Alfred Rubé né à Paris le 20 juin 1817 et mort dans la même ville le 13 avril 1899 est un peintre, décorateur de théâtre et scénographe français. Auguste Alfred Rubé a été un innovateur dans le métier du décor théâtral. Ce décorateur d’une rare ingéniosité, s’est attaché à une recherche de couleur locale correspondant au mouvement romantique. Il avait été à bonne école avec son maitre Ciceri, le décorateur de l’Opéra-Comique, dont il venait d’épouser la fille. Ciceri avait la confiance de Dumas père, qui s’en rapportait à lui ainsi qu’à ses élèves, Rubé, Charles Séchan, Jules-Pierre-Michel Dieterle, Édouard Desplechin, mais Rubé voulait encore faire mieux : non seulement il cherchait à reproduire les paysages avec exactitude, il les faisait pittoresques. À sa mort, en 1899, Rubé était devenu le doyen des peintres décorateurs (Wikipédia)

Photographie d’un ouvrier-décorateur prise par son fils, vers 1910. © Société d’histoire du théâtre

Le Directeur du théâtre Français apprenant à parer une tragédie en 5 actes. Cham (Amédée Charles de Noé, dit) , Dessinateur-lithographe Destouches, Pierre Louis Hippolyte , Imprimeur-lithographe Arnauld de Vresse , Editeur En 1868 Musée Carnavalet, Histoire de Paris

Daumier, Honoré , Dessinateur-lithographe Destouches, Pierre Louis Hippolyte , Imprimeur-lithographe Martinet (imprimeur-libraire) , Editeur En 1856 Musée Carnavalet, Histoire de Paris

Le rôle de l’électricien de théâtre a évolué avec les avancées technologiques et la complexité croissante des productions, mais ses fonctions fondamentales restent les mêmes : assurer l’alimentation électrique et contribuer à la conception lumière.

Historiquement, avant la Seconde Guerre mondiale, le terme “électricien” était principalement utilisé pour désigner la personne en charge des installations électriques au théâtre. Son rôle était surtout technique et axé sur la distribution de l’énergie et la mise en place des premiers dispositifs lumineux. Il s’occupait de réparer, organiser, installer et démonter l’ensemble de l’installation électrique, y compris le tirage de câbles, la connexion des armoires et des appareils à la source d’énergie, de mettre en place les protections électriques, les prises à la terre et les liaisons équipotentielles pour garantir la sécurité des installations et du public, de vérifier l’installation avant et après la mise sous tension, surveiller son fonctionnement, intervenir en cas de défaut ou de panne, et assurer la maintenance préventive et corrective du matériel, il était souvent celui qui manipulait les projecteurs sous les ordres de l’éclairagiste ou du metteur en scène.

Électriciens. Installation du lustre de la salle Richelieu. (1900) ©Coll. Comédie-Française.

Aujourd’hui, l’électricien de théâtre, souvent appelé “technicien lumière” ou “électro”, a un rôle plus polyvalent et technique, intégrant des aspects artistiques et technologiques. Il est un maillon essentiel de l’équipe technique et artistique. Ses missions sont de comprendre les demandes artistiques de l’éclairagiste et du metteur en scène, et traduire ces intentions en installations électriques concrètes. De préparer le matériel nécessaire (projecteurs, câbles, consoles, gradateurs, etc.), en vérifier l’état et s’assurer de sa disponibilité. D’installer, de câbler et régler les projecteurs, les consoles, les dimmers et l’ensemble du réseau électrique pour l’éclairage et les autres besoins du spectacle. Et de surveiller en permanence les installations électriques pendant le spectacle pour garantir leur bon fonctionnement et la sécurité. La sécurité reste une priorité absolue. L’électricien est garant de la conformité des installations et du respect des normes de sécurité pour l’équipe et le public. Il doit être formé et certifié pour travailler sous tension si nécessaire. Avec l’évolution rapide des technologies d’éclairage (LED, projecteurs automatisés, consoles numériques), l’électricien doit se tenir constamment informé des dernières innovations et maîtriser les nouveaux outils. L’électricien travaille en étroite collaboration avec l’éclairagiste, le régisseur lumière, les machinistes et l’ensemble de l’équipe technique et artistique. En résumé, si l’électricien de théâtre a toujours été le garant de l’alimentation électrique, son rôle s’est enrichi pour devenir un véritable technicien de la lumière, capable de mettre en œuvre des concepts artistiques complexes tout en assurant la sécurité et la fiabilité des installations.

Chaque théâtre emploie un certain nombre d’habilleurs et d’habilleuses, qui font office de valet et de femme de chambre auprès des artistes auxquels les attache l’administration.  Chacun des acteurs chargés d’un rôle important à son habilleur ou son habilleuse spéciale ; ceux qui remplissent des emplois secondaires, et qui sont deux, trois ou quatre pour occuper une seule loge, n’ont qu’un habilleur ou une habilleuse par loge. Les choristes, les danseuses du corps de ballet, qui sont parfois réunies huit, dix ou douze dans une loge, n’ont qu’une ou deux habilleuses par loge.

Mlle E. de Bréville (Breuil). Habilleuse au Français. Atelier Nadar. 1910. Source gallica.bnf.fr / BnF

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