Exposition de chiens d'artistes au Golfer's club des Champs Élysées, le 26 juin 1923 (De gauche à droite : Renée Tamary, Jane Pierly, Pierrette Madd). Agence Rol. 1923. Source gallica.bnf.fr / BnF
Renée Tamary, née Renée Tourniaire (1896-1963), est une danseuse du music hall, chanteuse et actrice de théâtre et de cinéma. Jeanne Pauline Poggionovo (1887-1977) connue comme Jane Pierly est une chanteuse de music-hall et actrice de cinéma française. Pierrette Madd, nom de scène de Paulette Poggionovo, (1893-1967), est une actrice française de la période du muet.
Salon d’automne Première Exposition de l’Habitation (du 1er novembre au 8 décembre 1903au Grand Palais à Paris).
L'Exposition internationale de l'habitation, des industries du bâtiment et des travaux publics de 1903 s'est tenue à Paris. Elle était également connue sous le nom de "Salon d'Automne". Cette exposition visait à présenter les dernières avancées dans les domaines de l'architecture, de la construction, de l'habitation et des travaux publics. Les exposants comprenaient des architectes renommés, des ingénieurs, des entreprises de construction, des fabricants de matériaux de construction, et d'autres acteurs de l'industrie du bâtiment. Ils ont présenté des innovations technologiques, des designs novateurs, des matériaux de construction avancés et d'autres produits liés à l'habitation et aux travaux publics.
Grand Palais des Champs-Élysées. Exposition de l'habitation..., curieuse exposition d'habitations à bon marché. Affiche non identifiée. 1903. Source gallica.bnf.fr / BnF
Carton d'invitation de l'Exposition de l'habitation de 1903 Imprimeur anonyme. Musée Carnavalet, Histoire de Paris
L’Exposition Universelle de Liège en 1905, coïncidait avec le 75e anniversaire de l'indépendance de la Belgique, et visait à mettre en valeur les réalisations des scientifiques, des médecins et des ingénieurs du pays. Plus de 80 pavillons et 17 004 exposants participèrent à l’Exposition. L’Expo 1905 Liège fait ainsi partie, avec celles organisées en France et aux États-Unis, des Expositions comportant le plus grand nombre d’exposants. Elle se déroula du 27 avril au 06 novembre 1905. La cérémonie d'inauguration a eu lieu le 27 avril 1905 devant une assemblée de plus de deux mille personnes. Une cantate de Jean-Théodore Radoux est chantée par huit cents exécutants.
Aéroplanes captifs Maxim, la plus sensationnelle attraction du monde. Exposition Universelle de Liège 1905. Lorant-Heilbronn, Vincent (1875-19..). Illustrateur. Source gallica.bnf.fr / BnF.
Exposition Universelle de 1878. Palais du Trocadéro. En 1878, est inaugurée à Paris une grande salle de concert au Trocadéro, sur la colline de Chaillot, pour faire face et servir de toile de fond à l’Exposition universelle qui se tient de l’autre côté de la Seine, sur le Champ de Mars. Le premier concert a lieu le 6 juin 1878. Édouard Colonne dirige un orchestre de 350 personnes dans Le Désert de Félicien David et la cantate Les Noces de Prométhée de Camille Saint-Saëns. L'orgue est inauguré le 7 août 1878 par Alexandre Guilmant, qui joue sa Marche funèbre et Chant séraphique ainsi que des pièces de Lemmens, Martini, Chauvet, Haendel, Bach et Mendelssohn. Jusqu’au 8 octobre 1878 (fin de l’Exposition universelle), seize concerts se succèdent régulièrement. Dupré y jouera un concert d'adieu le 14 août 1935, avant la destruction du bâtiment. L'orgue renaîtra en 1939 dans le nouveau palais de Chaillot. Il est situé depuis 1977 à l'Auditorium Maurice-Ravel de Lyon.
Exposition Universelle - La salle des fêtes du Trocadéro pendant un concert officiel. L'Orgue de M. Cavaillé-coll. Graveur : Frederick Johan Moller ou Moeller Dessinateur : Paul Adolphe Kauffmann Editeur inconnu. Musée Carnavalet, Histoire de Paris
Aristide Cavaillé-Coll est un facteur d'orgues né le (1811-1899) Il est considéré comme l'un des plus importants facteurs d'orgues du XIX e siècle.
L'Exposition universelle de 1900 : Un tournant du siècle Inaugurée le 14 avril 1900 par le président Émile Loubet, l'Exposition Universelle de 1900 s'étend sur plus de 216 ha, et accueille plus de 50 millions de visiteurs tout au long de ses 212 jours d'ouverture. Le thème central de cette exposition est le "Bilan d'un siècle". Elle se veut une rétrospective des progrès réalisés depuis la Révolution française, mais aussi un regard vers l'avenir. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir les dernières innovations dans des domaines aussi variés que l'électricité, les transports, l'industrie ou encore les arts Les nouveautés de l'époque : L'électricité : L'exposition est un véritable hymne à l'électricité. Les visiteurs peuvent admirer les premières lampes à incandescence, les tramways électriques ou encore les ascenseurs. Les transports : L'automobile fait son apparition, tout comme le métro. Les visiteurs peuvent découvrir les derniers modèles de trains et de bateaux. L'Art Nouveau : Ce style artistique, caractérisé par des lignes courbes et des motifs floraux, est omniprésent dans l'architecture et les objets d'art de l'exposition. Le cinéma : Les frères Lumière présentent leurs premiers films, marquant ainsi les débuts du cinéma.
Exposition universelle de 1900, Paris. Panorama des parcs du Trocadéro et du Champ-de-Mars © Neurdein - Roger-Viollet, Neurdein - Roger-Viollet, Provenant de la collection : Tour Eiffel
Note : La Tour Eiffel, conçue par l'ingénieur Gustave Eiffel, fut érigée spécialement L'Exposition universelle de 1889. Initialement critiquée pour son esthétique industrielle, elle devint rapidement le symbole de cette manifestation et, par extension, de la France moderne.
M. Alfred Picard (commissaire général), a reconnu l'impérieuse nécessité d'animer l'Exposition future, de l'égayer autant que possible, en veillant à ce que les bonnes mœurs ne fussent en rien choquées ; aussi a-t-on réservé à ce qu'on a nommé les projets d'initiative individuelle, des emplacements bien en vue, où les visiteurs de 1900, quand ils seront rassasiés des merveilles présentées à leur admiration par l'Exposition proprement dite, pourront se délasser l'esprit dans les spectacles plus fantaisistes.
Exposition de 1900. Théâtre des Bonhommes Guillaume : 20.000 marionnettes artistiques..., matinées réservées aux familles. Guillaume, Albert (1873-1942). Illustrateur. Source gallica.bnf.fr / BnF
Parmi ces attractions, le futur théâtre de bonshommes Guillaume ne comptera pas parmi les moindres. Chacun sait quel charmant dessinateur est Albert Guillaume; il à l'humour, l'ironie, la finesse aiguë et dédaigne ce grossissement brutal qu'on nomme la charge; il s'est érigé en portraitiste admirablement renseigné d'un coin de notre monde moderne, et c'est surtout dans la nombreuse famille des snobs qu'il va chercher ses modèles.
Couverture du livret de présentation du Théâtre des Bonshommes Guillaume à l'Exposition Universelle de 1900 (Simonis Empis éditeur, 1900).
La pensée toute naturelle lui est venue d'animer les myriades de bonshommes que son crayon évoque depuis si longtemps, et de leur faire débiter les spirituelles légendes dont il souligne leurs faits et gestes. Un théâtre alors, avec ses acteurs, ses actrices ? oui, un théâtre, mais orné d'une scène réduite, et de personnages minuscules. Des marionnettes ? Des marionnettes, fort bien, et pourquoi pas ?
Le Théâtre des Bonhommes Guillaume, situé dans la Rue de Paris. On peut voir à droite deux visiteurs en discussion. Celui qui porte la barbe n'est autre que le Roi de Belgique, Léopold II (L'Exposition Universelle - Le Panorama n° 18).
Les décors : le système adopté pour les changements est celui du plateau tournant, inauguré par C. Lautenschlager de Munich, et repris, depuis, par M. Samuel, aux Variétés. Un quart de tour, et voilà le décor métamorphosé.
Photographie prise par un visiteur de l'Exposition, montrant l'entrée de l'attraction. La frise de marionnettes caractéristiques du talent d'Albert Guillaume court sur le haut de la façade. Sur la minuscule scène, les marionnettes de 50 cm manœuvrées par un acteur dissimulé sous la scène, dansaient et papotaient. Entre les tableaux, un monte-charge automatique permettait de retirer et de mettre en place les marionnettes sur la scène circulaire.
Quant aux pupazzi (marionnettes), ce sont de simples merveilles. Toutes les têtes ont été sculptées, en bois, sur les dessins de M. Guillaume ; les perruques, les barbes les ont été posées par des perruquiers de théâtre ; les mains admirablement modelés, sont gantées de gants véritables. Les robes, les costumes sont des merveilles de coupe, et les étoffes les plus somptueuses n'ont pas été épargnées.
Carte postale illustrée, en carton. Recto imprimé ; verso comportant des inscriptions manuscrites. Exposition Universelle de 900. - Théâtre des Bonshommes Guillaume. (La Frise). Musée Carnavalet, Histoire de Paris
Tout ce que le théâtre lyonnais si célèbre et si parfait nous avait montré jusqu’à ce jour n’est rien auprès des milliers de marionnettes qui défilent tous les jours sur une scène minuscule aussi parfaitement machinée que les scènes les plus célèbres, et devant laquelle le public ravi qui remplit une coquette salle Louis XVI ne cesse de battre des mains.
Portait d'Albert Guillaume (1873-1942) par Nadar. Lauréat de la médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1900, Il est l'un des caricaturistes les plus renommés de la Belle Epoque.
À l'emplacement du Palais des Congrès actuel se trouva pendant près d'un demi-siècle, le plus grand parc de loisirs de Paris, le « Luna Park » qui a animé les loisirs de plusieurs générations de Parisiens. 1900 : Pour l'ouverture de l'Exposition universelle de 1900, une salle nommée ‘le Columbia’, fut construite.
Affiche pour le théâtre Columbia porte Maillot. 1890. (Gallica)
1900 : Destruction du Columbia pour faire place au Printania-music-garden.
1904 (10 juin) : Inauguration du Printania-music-garden De 1905 à 1908, le Printania regroupait aux côtés d'une salle de danse des attractions foraines.
1909 : 26 mai : Ouverture du Luna Park (en place du Printania) . Il est le troisième parc d'attractions de l'histoire de France, après le Tivoli et Magic City. Il devint l'équivalent, pour Paris, du Prater pour Vienne ou des jardins de Tivoli pour Copenhague. Son emplacement précis et ses dimensions sont visibles sur une photographie aérienne de 1919.
Vue aérienne porte Maillot et Boulevard Pershing défilé de la victoire du 14 juillet 1919 avec repérages des principaux édifices Luna Park. 14-07-1914
Luna-Park, porte Maillot, façade. Photographie de presse. Agence Meurisse. 1923. Source gallica.bnf.fr / BnF
Le parc a connu un grand succès dès son ouverture. Durant l'été 1910, en seulement deux mois, il a accueilli plus de 500 000 visiteurs Il sera encore agrandi après suppression des fortifications. Luna Park était conçu comme une "ville enchantée" offrant une variété d'attractions et de divertissements pour toute la famille.
Panorama d'ensemble du Luna Park de Paris vers 1910 Bibliothèque historique de la Ville de Paris
Vue générale au dessus du Water Chute.
Exposition de la coiffure à Luna Park. Photographie de presse. Agence Rol. 13 octobre 1922. Source gallica.bnf.fr / BnF
Exposition gastronomique à Luna Park. Photographie de presse. Agence Rol. 23 février 1924 Source gallica.bnf.fr / BnF
1946 (janvier) : Fermeture définitive à la suite d'un jugement d'expulsion obtenu par la Ville de Paris, il laisse place dès 1948 à une vaste cité administrative accueillant les services du ministère de la Reconstruction,1974 : Construction du Palais des Congrès et l'hôtel Concorde-Lafayette.
Le Palais de l'Industrie, un édifice emblématique de Paris, a joué un rôle central dans l'histoire des expositions universelles et de l'architecture française. Construit spécifiquement pour l'Exposition universelle de 1855, le Palais de l'Industrie a été inauguré le 15 mai 1855. Il était situé sur l'avenue des Champs-Élysées, un emplacement prestigieux qui soulignait l'importance de l'événement. Le bâtiment a été conçue par l'architecte Jean-Marie-Victor Viel et les ingénieurs Alexis Barrault et Georges Bridel. Outre l'exposition de 1855, le palais a également accueilli d'autres événements importants, notamment les expositions universelles de 1878 et 1889. En 1881 il a accueilli la première exposition internationale d'électricité.
Paris Vue des Champs-Élysées et du Palais de l'Industrie. Deroy. Peintre. Source gallica.bnf.fr / BnF (non daté)
Il est devenu un symbole des progrès industriels et technologiques de l'époque. Le palais était une structure imposante, reflétant l'architecture de l'époque. Il a servi de lieu de rassemblement pour les innovations et les réalisations industrielles, attirant des millions de visiteurs. Le Palais de l'Industrie a été démoli à partir de 1896 pour faire place à la construction du Petit Palais et du Grand Palais, qui ont été érigés pour l'Exposition universelle de 1900. Il est donc remplacé par deux monuments iconiques de la capitale. Bien qu'il n'existe plus, le Palais de l'Industrie reste un élément important de l'histoire de Paris et des expositions universelles. Son héritage architectural et culturel est perpétué par les bâtiments qui l'ont remplacé. Le Palais de l'Industrie a été un témoin clé de l'essor industriel du XIXe siècle et un lieu de célébration des progrès et des innovations qui ont façonné le monde moderne.
Palais de l'Industrie. Union franco-américaine 1776-1876. Diorama. Chéret, Jules (1836-1932). Illustrateur. Source gallica.bnf.fr / BnF
Éclairage électrique... 1886 - Concert jour et soir - Diorama : ascension d'un glacier. - Palais de l'Industrie, Exposition internationale des sciences et arts industriels ... Grand festival : affiche non identifiée. 1886. Source gallica.bnf.fr / BnF
Palais de l'Industrie. Juillet à novembre 1890. Exposition internationale des Sciences et Arts Industriels. Concert tous les jours sous la direction de Mayeur de l'Opéra. Affiche non identifiée. 1890. Source gallica.bnf.fr / BnF
La cérémonie de clôture de l'Exposition Universelle de 1889, au cours de laquelle l'ode d'Augusta Holmès a été exécutée, a eu lieu le 19 septembre 1889 au Palais de l'Industrie. Cet événement marquait la fin de plusieurs mois de festivités et de présentations des avancées du monde entier. La cérémonie était principalement dédiée à la distribution des récompenses aux exposants des différentes nations et industries représentées à l'Exposition. C'était un moment solennel et important pour reconnaître les réalisations et l'innovation. Le président de la République française, Sadi Carnot, était présent et a joué un rôle central dans la cérémonie, notamment en remettant les prix. Sa présence soulignait l'importance de l'événement pour la République. L'exécution de l'"Ode triomphale à la gloire de la République" d'Augusta Holmès était un moment artistique majeur de la cérémonie. Cette œuvre, spécialement composée pour l'occasion du centenaire de la Révolution Française, visait à célébrer les idéaux républicains et la grandeur de la nation. L'orchestre et les chœurs ont interprété cette pièce devant un public nombreux et prestigieux. Cette cérémonie de clôture, en présence du Président et avec l'exécution d'une ode à la gloire de la République, renforçait le message de la solidité et de la grandeur du régime républicain, un siècle après la Révolution.
Exécution de l'Ode triomphale" à la gloire de la République, d'Augusta Holmès, le 19 septembre 1889, au palais de l'Industrie, à l'occasion de la distribution des récompenses de l'exposition universelle. Lavialle de Lameillère , Peintre. En 1890. Musée Carnavalet, Histoire de Paris.
Le Salon des humoristes est une manifestation artistique française, créée à Paris en 1907 et disparue après 1968. Le Salon des humoristes, ouvert à tous les caricaturistes et dessinateurs, fut imaginé par Félix Juven, directeur du journal Le Rire, qui créa l'association « Les Humoristes » avec Jean Valmy-Baysse et la Société des dessinateurs humoristes, fondée en 1904 par Charles Léandre (président), Maurice Neumont et Louis Morin (vice-présidents) Le premier Salon des humoristes se tient à Paris du 25 mai au 30 juin 1907 au Palais de glace des Champs-Élysées.
Salon des humoristes organisé par le jounal "Le Rire", du 25 mai au 30 juin 1907. Comité artistique, Fernand Bac, Cappiello, Caran d'Ache [...], Adolphe Willette. Affiche : Henri Goussé. 1907. Source gallica.bnf.fr / BnF