Le Petit journal - 1897.
Nos braves petits chasseurs alpins qui si gaillardement défilent et manœuvre le long de la côte méditerranéenne ont parfois de durs moments de fatigues et de terribles occasions de danger. Pour se réconforter, quelques-uns d’entre eux appartement au 13é bataillon et cantonnés à Lans-le-Bourg, en Savoie, ont eu l’idée de reprendre la tradition, trop longtemps interrompue, des représentations théâtrales au camp. Sans remonter jusqu’au maréchal de Saxe qui fit, comme on sait, venir Mlle Favart au milieu de ses troupes, on peut rappeler les spectacles organisés par les zouaves en Crimée, spectacles souvent interrompus par une alerte. On voyait alors la jeune première ou l’ingénue, représentées par des guerriers barbus, s’élancer prestement sur son fusil et courir à l’ennemi. Plus tard il y eut souvent théâtre au camp de Châlons. Les Alpins du 13e bataillon ont merveilleusement réussi. Le directeur de la troupe, comédien avant son incorporation au corps, avait si bien fait les choses que ce fut un ravissement parmi les spectateurs, à savoir les notables du pays, les excellents douaniers et les non moins bons gendarmes à qui les Alpins firent très cordialement les honneurs de leur théâtre improvisé.
Roy, Marius (1833-18..?). Lithographe. Caisse de retraites des officiers de réserve et de l'armée territoriale... Grand bal militaire au Théâtre National de l'Opéra, le samedi 17 décembre 1892... : lithographie de Maruis Roy. 1892. Source gallica.bnf.fr / BnF
À la fin du XIXe siècle, les bals militaires étaient des événements sociaux importants, particulièrement pour les classes aisées et militaires. Les bals militaires étaient l'occasion pour les officiers et leurs familles de se divertir, de renforcer les liens sociaux et de montrer leur prestige. Ces événements étaient souvent organisés au profit d'œuvres caritatives, comme en témoigne le bal militaire donné à Lyon en 1897 au profit de l'œuvre des Petites Filles des Soldats. Les bals militaires pouvaient avoir lieu dans divers endroits, tels que des casernes, des cercles militaires, des hôtels particuliers ou des Hôtels de Ville. Les Hôtels de Ville, avec leurs grandes salles de réception, étaient des lieux prestigieux pour accueillir ce type d'événement. Ces bals étaient généralement des événements élégants, avec des musiques entraînantes, des décorations somptueuses et des tenues de soirée raffinées. La danse était au cœur de ces soirées, avec des valses, des polkas et d'autres danses de salon populaires à l'époque.
Bal donné par les officiers de la garnison[...] 27 février 1897, dans les salons de l'Hôtel-de-ville, au profit de l'œuvre des Petites Filles des Soldats [...]. La grande salle des fêtes sera éclairée à l'électricité́ : Affiche H. Gray. (1858-1924). Source gallica.bnf.fr / BnF.
Les bals à la Marine, à la fin du XIXe siècle, reflétaient la splendeur et l'évolution de la société parisienne de l'époque La fin du XIXe siècle en France est marquée par la Troisième République, une période de transformations sociales, politiques et culturelles. Les bals de la Marine, comme d'autres événements mondains, étaient des lieux de rencontre pour l'élite politique, militaire et artistique. Les bals deviennent plus accessibles à une plus large partie de la bourgeoisie, tout en conservant leur caractère prestigieux. Les danses évoluent, avec l'apparition de nouvelles tendances et une plus grande liberté de mouvement. L'Hôtel de la Marine, avec ses salons somptueux, était un cadre idéal pour ces événements. Les bals qui s'y déroulaient étaient souvent des occasions de célébrer des événements importants, tels que des victoires militaires ou des fêtes nationales. Les bals étaient des événements très codifiés, où l'étiquette et l'élégance étaient primordiales. Les invités portaient des tenues somptueuses, avec des robes de bal pour les femmes et des uniformes militaires ou des costumes de soirée pour les hommes. Les orchestres jouaient des valses, des polkas et d'autres danses populaires de l'époque. Les bals étaient l'occasion de se divertir et de socialiser, mais aussi de faire des rencontres et de nouer des alliances.
Bal donné au ministère de la Marine, le 22 février. Janet-Lange (1815-1872). Illustrateur. Source gallica.bnf.fr / BnF.
Camp de Châlons (Militaire) Le Théâtre : non identifié. 1870. Source gallica.bnf.fr / BnF
Agence Rol. Agence photographique (commanditaire). 5-7-14, fête du soldat, fête au Cercle national du soldat de Paris, 15, rue Chevert, les acteurs dans un théâtre monté dans la cour devant les bâtiments du Cercle.1914. Source gallica.bnf.fr / BnF
Représentation théâtrale par des prisonniers français de la Guerre franco-prussienne à la Pleissenburg, Leipzig, Allemagne
Lavagne, Raymond (1890-1914). Photographe présumé. 1913. Source gallica.bnf.fr / BnF
Près des lignes ennemies, dans la zone de combat, Maurice Hamel, régisseur du théâtre au front, organise des représentations sur la scène démontable.
Agence Rol. Agence photographique (commanditaire). Le Théâtre au front à l'abbaye de Longpont, en coulisses (Aisne). 1916. Source gallica.bnf.fr / BnF
Le Théâtre au front à l'abbaye de Longpont (Aisne), les spectateurs: photographie de presse. Agence Rol. 1916. Source gallica.bnf.fr / BnF
The theatre of war- The epilogue Gregory, Edward John , Dessinateur-lithographe Hall, Sidney Prior , Auteur du modèle The Graphic , Editeur Vers 1871 Musée Carnavalet, Histoire de Paris
Théâtre du camp, représentation de la pièce Les saltimbanques. 1859. Dessinateur :Valentin Foulquier . (1822-1896). Source gallica.bnf.fr / BnF .
Agence Rol. Agence photographique (commanditaire). Théâtre du front aux Tuileries. 1916. Source gallica.bnf.fr / BnF
Frip. Illustrateur. Théâtre Sarah-Bernhart, matinée organisée par l'Union amicale d'Alsace-Lorraine au profit du Comité de secours aux soldats alsaciens-lorrains. Revue de la Chéchia. 1917. Source gallica.bnf.fr / BnF