Étrange accident au théâtre de l’Ambigu – 1911
Le 2 avril 1911, Le Petit Journal relate un accident aussi spectaculaire qu’insolite survenu au théâtre de l’Ambigu, pendant un entracte du Roi Soleil.
Un jeune spectateur installé tout en haut de la salle se retourne pour parler à des amis et s’appuie contre la balustrade. Un faux mouvement lui fait perdre l’équilibre : il bascule dans le vide et chute d’une vingtaine de mètres jusque dans les fauteuils d’orchestre, où il tombe sur une spectatrice.
Malgré l’impressionnante chute, la spectatrice ne souffre que de quelques contusions. Le jeune homme, retrouvé inconscient avec une fracture de la cuisse droite, reçoit les premiers soins du médecin de service avant d’être transporté à l’hôpital Saint-Louis.
Un accident suffisamment extraordinaire pour inspirer deux illustrations de presse… et rappeler qu’autrefois, une place au ‘poulailler’ pouvait parfois réserver bien plus d’émotions que le spectacle lui-même !
Source : Le Petit Journal, dimanche 2 avril 1911, ‘Étrange accident – À l’Ambigu, un spectateur de l’amphithéâtre est tombé sur les fauteuils d’orchestre’

Étrange accident – À l’Ambigu, un spectateur de l’amphithéâtre est tombé sur les fauteuils d’orchestre, Supplément illustré du Petit Journal, 1911, p. 112.

Paris. – À l’Opéra-Comique. – La chute d’un spectateur, dessin de M. A. Esnault, illustration de presse, 1911.
Un contrepoids du lustre tombe sur le public de l’Opéra – 1896
Le 20 mai 1896, une représentation d’Hellé est sur le point d’achever son premier acte à l’Opéra de Paris lorsqu’un bruit semblable à une explosion retentit dans la salle, bientôt envahie par un nuage de poussière.
L’un des contrepoids soutenant le grand lustre central vient de se détacher. Traversant le plafond, l’énorme masse tombe sur la quatrième galerie, tue Mme Chaumet et blesse plusieurs autres spectateurs.
Malgré la violence de l’accident, aucune panique générale ne se produit. Selon le récit de l’époque, les spectateurs restent d’abord à leur place avant d’évacuer la salle sans bousculade, évitant ainsi un bilan plus lourd.
Un terrible accident qui rappelle combien les imposantes machineries des théâtres pouvaient aussi représenter un danger… jusque au-dessus de la tête des spectateurs.
Source : Le Progrès illustré, 7e année, n° 285, dimanche 31 mai 1896, récit du terrible accident survenu à l’Opéra le 20 mai 1896.

Terrible accident à l’Opéra (Une femme tuée par la chute d’un contre-poids du grand lustre), couverture du Progrès illustré, supplément littéraire du Progrès de Lyon, 7e année, n° 285, dimanche 31 mai 1896.