Bravade qui finit mal

Une bravade qui finit mal

L’idée était aussi simple qu’imprudente : raser un dompteur au beau milieu de sa cage aux lions. Le barbier s’installe donc derrière son client, rasoir en main, tandis que les fauves circulent librement autour d’eux.

Mais la bravade tourne mal. L’un des lions attaque soudain le barbier et le blesse grièvement. L’illustration du Petit Journal choisit l’instant qui précède le drame : le dompteur reste imperturbablement assis tandis que, derrière le barbier, un lion s’approche toutes griffes dehors.

Un fait divers qui résume parfaitement le goût de l’époque pour ces défis où l’on cherchait à impressionner le public en repoussant toujours un peu plus loin les limites du danger.

Source : Le Petit Journal – Supplément illustré, 22 mai 1891.

‘Une bravade qui finit mal – Un barbier avait parié de raser un dompteur dans la cage des fauves. Un lion l’assaillit et le blessa grièvement’, Le Petit Journal – Supplément illustré, 22 mai 1891.

Dompteur attaqué par ses tigres

À Miramont-de-Guyenne, près de Toulouse, un exercice de dressage tourne brutalement au drame. Alors qu’un dompteur fait travailler plusieurs tigres, l’un d’eux lui porte un violent coup de patte au visage et le jette à terre. Les autres fauves se précipitent alors sur lui.

Sous les yeux du public, l’homme disparaît presque au milieu des animaux. Il parvient finalement à être dégagé de la cage encore vivant, mais grièvement blessé et le corps lacéré.

Achille Beltrame représente l’instant dans toute sa violence : tigres déchaînés, dompteur à terre et spectateurs impuissants derrière les barreaux. Une de ces images où la presse illustrée rappelle brutalement que, dans la cage, le dressage pouvait à tout instant échapper au contrôle de l’homme.

Source : Presse italienne, début du XXe siècle.

‘Une scène tragique dans une ménagerie à Miramont-Guyenne, près de Toulouse’, dessin d’Achille Beltrame.

Une dompteuse dévorée par une lionne – 1891

Le 5 avril 1891, à Grenoble, un numéro de ménagerie tourne au drame. Rosita Gondolfo, jeune dompteuse de dix-neuf ans, est attaquée par une lionne au cours d’une représentation. Renversée et grièvement mordue, elle est secourue par son frère, mais succombe peu après à ses blessures.

L’accident frappe les esprits. Vingt jours plus tard, Le Petit Journal. Supplément illustré en fait sa une sous le titre spectaculaire : ‘Une dompteuse dévorée par une lionne (Mort de Mlle Rosita Gondolfo, à Grenoble)‘. Le dessin reconstitue l’instant le plus dramatique : Rosita à terre, la lionne sur elle et un homme tentant de repousser l’animal sous les yeux du public.

Comme souvent dans la presse illustrée de la fin du XIXe siècle, l’image accentue la violence de l’événement pour saisir le lecteur. Mais derrière cette mise en scène demeure un drame bien réel : celui d’une jeune femme morte à dix-neuf ans dans l’exercice d’un métier où le spectacle se jouait parfois au péril de la vie.

Source : Le Petit Journal. Supplément illustré, n° 22, 25 avril 1891.

‘Une dompteuse dévorée par une lionne (Mort de Mlle Rosita Gondolfo, à Grenoble)’, Le Petit Journal. Supplément illustré, 25 avril 1891.

Une dompteuse dévorée par une lionne – 1891

Le 5 avril 1891, à Grenoble, un numéro de ménagerie tourne au drame. Rosita Gondolfo, jeune dompteuse de dix-neuf ans, est attaquée par une lionne au cours d’une représentation. Renversée et grièvement mordue, elle est secourue par son frère, mais succombe peu après à ses blessures.

L’accident frappe les esprits. Vingt jours plus tard, Le Petit Journal. Supplément illustré en fait sa une sous le titre spectaculaire : ‘Une dompteuse dévorée par une lionne (Mort de Mlle Rosita Gondolfo, à Grenoble)‘. Le dessin reconstitue l’instant le plus dramatique : Rosita à terre, la lionne sur elle et un homme tentant de repousser l’animal sous les yeux du public.

Comme souvent dans la presse illustrée de la fin du XIXe siècle, l’image accentue la violence de l’événement pour saisir le lecteur. Mais derrière cette mise en scène demeure un drame bien réel : celui d’une jeune femme morte à dix-neuf ans dans l’exercice d’un métier où le spectacle se jouait parfois au péril de la vie.

‘Une dompteuse dévorée par une lionne (Mort de Mlle Rosita Gondolfo, à Grenoble)’, Le Petit Journal. Supplément illustré, 25 avril 1891.

Un drame dans un music-hall

Le numéro avait tout pour impressionner : deux danseuses de corde évoluant au-dessus d’une cage aux lions. Mais la démonstration tourne brutalement au drame lorsque les deux jeunes femmes chutent et se retrouvent au milieu des fauves.

Le dompteur doit alors intervenir immédiatement, fouet levé, pour tenir les lions à distance. L’illustrateur choisit évidemment l’instant le plus spectaculaire : les danseuses à terre, l’une déjà blessée au bras, tandis que les animaux semblent prêts à bondir.

Une image saisissante qui résume à elle seule certains numéros de music-hall de cette époque : faire naître le frisson en donnant au public le sentiment que, cette fois, le spectacle pourrait réellement mal finir.

‘Un drame dans un music-hall – Deux danseuses de corde tombent dans la cage aux lions’, Le Petit Journal – Supplément illustré.

Scène tragique dans un théâtre – 1910

En mai 1910, dans un théâtre de Cleveland, dans le Tennessee, un numéro avec un lion apprivoisé tourne soudain au drame. En plein exercice, l’animal quitte la scène et bondit dans la salle.

Sous les yeux des spectateurs terrifiés, le lion arrache un enfant des bras de sa mère et le ramène sur scène. Le public tente alors de lui faire lâcher prise en lui jetant tout ce qui lui tombe sous la main, tandis que le dompteur intervient pour maîtriser l’animal et le faire rentrer dans sa cage. L’enfant, finalement sauvé, est très grièvement blessé.

L’illustration du Petit Journal choisit naturellement l’instant le plus spectaculaire : le lion sur le bord de la scène, l’enfant dans sa gueule et toute la salle mobilisée pour tenter de le sauver. Une image saisissante des risques que faisaient courir ces numéros d’animaux présentés jusque sur les scènes de théâtre.

Source : Le Petit Journal – Supplément illustré, 29 mai 1910.

Une tigresse blesse son dompteur – 1925

Le 2 août 1925, Le Petit Journal illustré consacre sa une à un nouvel accident de ménagerie. Dans la cage, sous les yeux d’un public massé derrière les barreaux, une tigresse se retourne brusquement contre son dompteur et le projette violemment en arrière.

L’image saisit l’instant où l’animal, dressé sur ses pattes arrière, frappe l’homme tandis qu’un second tigre se tient à quelques mètres. Le fouet levé semble soudain bien dérisoire face à la puissance du fauve.

Une scène spectaculaire, mais qui rappelle surtout la fragilité de la maîtrise exercée sur les animaux sauvages : dans la cage, quelques secondes suffisaient pour que le numéro devienne accident.

‘Une tigresse blesse son dompteur’, une du Petit Journal illustré, 2 août 1925.